Qui sommes-nous ?

» Historique

L’Hers-Mort prend sa source au Puy de Faucher, dans le département de l’Aude, entre en Haute-Garonne au voisinage du seuil de Naurouze et se jette dans la Garonne aux environs de Grenade. Son cours présente une longueur totale de 87 km dont 23 sont situés dans l’Aude et 64 dans la Haute-Garonne.

Son bassin versant superficiel est de :

  • 445 km2 à Baziège,
  • 768 km2 au Pont de Périole à Toulouse,
  • 1530 km2 au confluent avec la Garonne.

La plaine de l’Hers présente au droit de Baziège une largeur d’environ 1,5 km, tandis qu’en de nombreux points elle atteint 2 km.

Sur cette large surface, dont les pentes transversales n’excèdent généralement pas 3 à 5 %, aucun talweg n’est nettement marqué. Jusqu’aux environs de 1745, toute la surface était marécageuse, tandis que le cours d’eau divaguait au milieu des marécages en changeant fréquemment le lit principal.

A partir de 1745, un lit mineur a été progressivement aménagé et endigué sensiblement dans l’axe de la plaine. Les affluents de l’Hers ont vu également leurs lits régularisés et endigués. Le réseau naturel a été amélioré et complété par des fossés-mères appelés « nauzes » ayant pour but de drainer les surfaces les plus basses de la plaine elle-même.

Le mauvais entretien des digues par les riverains laissait subsister de nombreuses brèches auxquelles les divers affluents ou fossés-mères, eux-mêmes mal endigués, venaient ajouter autant d’ouverture sur la plaine par lesquelles l’eau allait s’engouffrer à chaque crue notable de la rivière.

Pour pallier les risques d’inondation, une Association Syndicale des propriétaires riverains a été créée par ordonnance royale du 5 juin 1847.

Pendant plus d’un siècle cette Association Syndicale a réalisé divers travaux d’endiguement, de confection de vannes sur les affluents ainsi que de curage ou de débroussaillage périodiques.

Ces opérations n’ont jamais réussi à répondre à l’objectif que s’était fixé l’Association, en raison de la modicité de ses ressources.

De 1950 à 1975, étaient enregistrées de nombreuses crues dont certaines ont été dommageables, notamment celles de 1952, 23 mars 1971, 27 janvier et 12 février 1972, 25 février 1973.

Le problème de la défense contre les crues de l’Hers-Mort était posé dans son ensemble.

La lutte contre les débordements de l’Hers a fait apparaître la nécessité de réaliser des travaux de plus grande envergure, dont l’Association Syndicale des propriétaires riverains  ne pouvait plus assumer à elle seule la charge financière. D’autre part, le champ d’inondation recouvrait de nombreuses autres propriétés, si bien que les riverains n’étaient plus les seuls concernés. L’autoroute A61 devait emprunter la vallée de l’Hers-Mort.

Le développement de toute la vallée de l’Hers apparaissait étroitement dépendant du problème de la maîtrise des eaux.

C’est pourquoi un syndicat intercommunal ayant pour vocation d’encourager et de faciliter la réalisation des travaux de recalibrage et d’entretien de l’Hers et de participer à leur financement devait être constitué.

Ce syndicat, dénommé le Syndicat Intercommunal pour l’Aménagement Hydraulique de la Vallée de l’Hers, qui regroupe au départ trente-six communes de la Haute-Garonne, sur le territoire desquelles s’étend le champ d’inondation de l’Hers, du confluent avec la Garonne, à l’aval, jusqu’à Renneville en amont, a été créé par arrêté préfectoral pris le 28 août 1972.

Cette structure a subi depuis lors de nombreuses modifications statutaires dont la plus notable a été la transformation du Syndicat de l’Hers en Syndicat Mixte à la carte au cours  de l’année 2005.